Publié dans Chroniques

[Chronique] « Wanda » – Wendall Utroi

Il y a quelques semaines j’ai été sélectionnée lors de la Masse Critique de Babelio pour recevoir le dernier roman de Wendall Utroi intitulé Wanda. Je remercie chaleureusement l’auteur ainsi que l’équipe Babelio.

Wanda par Utroi

Quand l’amour d’une mère s’estompe et s’efface, quand un père s’avère absent et lâche, tout peut arriver. Quand la souffrance est votre seule amie, quand on n’a que la mort pour seul bagage, on peut craindre le pire.
Je m’appelle Wanda, je vais avoir treize ans. Aidez-moi !

Après « un genou à terre » et « l’enjeu », l’auteur récidive et vous convie à découvrir l’histoire palpitante de Wanda. À l’âge où le monde bascule, plus une enfant et pas encore une adolescente, elle va fuir et tenter de se reconstruire mais à quel prix…

Je ressors un peu chamboulée de cette lecture, de ce récit d’une adolescente qui a encore toute sa vie devant elle mais qui peut la gâcher à tout moment sans vraiment prendre conscience de l’importance de ses actes et surtout de leurs conséquences. La situation familiale de Wanda est compliquée, un matin c’en est trop pour elle et elle décide de fuir ce foyer instable.

Wanda entame un périple risqué mais elle est très rusée et dupera rapidement la police. Elle fera également des rencontres, elle qui ne fait confiance à personne elle aura enfin l’impression d’avoir une amie, quelqu’un qui lui ressemble et qui l’écoute. Cependant, les événements vont vite tourner à la catastrophe et elle devra en payer le prix… ou pas !

Je ne vous en dis pas plus pour éviter de vous spoiler, cette lecture vaut vraiment la peine d’être découverte par soi-même. Elle m’a beaucoup fait réfléchir, elle m’a fait détester et aimer Wanda à la fois. C’est un personnage cruel, manipulateur mais tellement touchant par son histoire. Je suis certaine que je me serais laissé attendrir comme d’autres personnages du roman. Je ne sais toujours pas si j’aime ou si je déteste Wanda ^^

L’auteur met en lumière les relations familiales et les conséquences d’un entourage absent, du manque d’affection et d’empathie des parents. On se rend très vite compte que Wanda a été modelée par cet environnement froid et cette mère insensible. Elle n’a aucun repère dans la vie et semble proche de la psychopathie. Pourtant quand elle rencontre Camille et se sent aimée comme une amie, Wanda sort peu à peu de sa carapace mais ses instincts finissent toujours par reprendre le dessus. Particulièrement la dernière phrase est à glacer le sang, j’ai adoré cette fin !

Je vous conseille vivement ce roman autoédité, l’écriture de Wendall Utroi est percutante et donne le ton de ce thriller surprenant qui changera à jamais votre vision des relations parents-enfants. Cet ouvrage est disponible au format Kindle ou broché sur Amazon !

5

Publié dans Chroniques

[Chronique] « Candidate » – Christine Féret-Fleury

Hey, on se retrouve aujourd’hui avec une chronique qui attend d’être écrite depuis un bon moment… Je vous parle de Candidate par Christine Féret-Fleury. En réalité, j’ai beaucoup de mal avec les chroniques des livres que je n’ai pas aimé ^^ Je remercie tout de même NetGalley et Hachette pour cette lecture !

Brillante étudiante en sciences politiques, Laure Meziani est la secrétaire personnelle de Pierre de Morangles, le candidat aux électorales du Nouveau Parti du Centre. La fascination qu’elle lui voue est sans borne, et, lorsqu’il semble enfin la remarquer, elle profite de ces heures volées sans penser au lendemain. Mais après leur première nuit, elle ne s’attendait pas à se réveiller à côté d’un cadavre ! Pas plus qu’elle ne s’attendait à plonger dans l’envers du décor qui accompagne cette mort aussitôt transformée en évènement médiatique et maquillée en en argument de campagne. Car si la vie de Laure lui semble s’arrêter, la campagne, elle, ne doit pas s’interrompre, et ce qu’il faut désormais au NPC, c’est surprendre… Quelle plus habile surprise qu’un nouveau visage, que personne ne connaît, que personne n’attend : celui de Laure. Alix de Morangles, charismatique veuve de Pierre et avocate renommée, a décidé de faire de la jeune femme la nouvelle candidate du parti, modulant son image, s’appuyant sur son ambition pour camoufler sa naïveté et son manque d’expérience. Première surprise, Laure sera la première conquise par ce défi : grimper les échelons, acquérir du pouvoir. Laure n’est pas si naïve ; elle sait qu’elle va devoir se battre pour se faire une place dans un cercle très fermé… et surtout pour y rester. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire, le résumé en dit déjà beaucoup. Je pense faire court pour cette chronique, je n’ai pas du tout aimé ce roman que ce soit l’histoire, les personnages, etc. Pourtant, le résumé me faisait vraiment envie ! Du coup c’est une grosse déception, je pensais découvrir les dessous et les travers d’une campagne électorale (car c’était d’actualité en plus) et il n’en fut rien. On apprend vraiment rien de rien sur le fonctionnement du monde politique excepté le fait que tout le monde est malhonnête (mais ça on le savait déjà…).

Je voyais venir chaque événement ou retournement de situation, je n’ai eu absolument aucune surprise. De plus, Laure est insupportable : elle bosse dans le monde politique mais on a l’impression qu’elle n’y connait rien du tout et qu’elle est la personne la plus naïve sur cette planète, malheureusement pour elle. Même son ambition semble feinte. L’histoire est bien basée sur l’acquisition du pouvoir mais pas du tout axée sur les élections dont on entend très peu parler au final. L’intrigue s’éloigne de la politique pour se centrer sur des secrets de familles et du chantage. Ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais en commençant ce roman qui partait pourtant sur un sujet extrêmement intéressant.

En bref, je ne suis pas du tout rentrée dans l’histoire. Je lis rarement des romans sur la politique et je trouvais l’idée très bonne. J’aurais vraiment aimé que cet ouvrage me plaise, dommage… ^^

2

Publié dans Chroniques

[Chronique] « Dompteur d’anges » – Claire Favan

Hello ! Je vous parle aujourd’hui de ma lecture du thriller Dompteur d’Anges de Claire Favan que j’ai pu découvrir grâce à Netgalley et aux éditions Robert Laffont que je remercie chaleureusement.

Couverture Dompteur d'anges

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au cœur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

Pour commencer, je dois dire que la couverture du roman est très réussie, j’aime beaucoup ! Concernant le contenu, malgré avoir été happée par l’histoire, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui m’a manqué pour entièrement l’apprécier.

La première partie du récit est centrée sur Max Ender, le dompteur. On découvre comment il a été jeté en prison et ce qu’il y a subit alors qu’il était innocent. En effet, il est accusé du viol et du meurtre d’un enfant donc le traitement auquel il a droit en prison est insoutenable et va le changer à jamais.

Dans la deuxième partie, on découvre les anges, à savoir les enfants enlevés par Max pour être élevés comme des tueurs. J’ai trouvé ce plan follement machiavélique mais tellement intelligent de la part de l’auteure ! On suit petit à petit l’enlèvement et la « formation » de ces enfants, on les voit grandir et devenir de plus en plus insensibles. Pourtant, malgré les idéologies que le dompteur leur met en tête, ils gardent chacun leur caractère et se différencient en choisissant par exemple leur arme de prédilection (charmants ces enfants, n’est-ce pas ?!).

Max entraîne les enfants avec acharnement jusqu’à ce qu’ils deviennent de vrais combattants. Cependant, l’un des enfants parvient à s’enfuir et tente de reconstruire sa vie, c’est lui que l’on suivra dans la troisième et dernière partie du livre. C’est d’ailleurs la partie que j’ai préféré !

Je garde de cette lecture un avis un peu mitigé car je ne connaissais pas l’auteure et je m’attendais à plus trash et peut être aussi à un peu plus d’action. De plus, l’une des scènes de la fin m’a dérangée car je l’ai trouvée un peu bâclée malheureusement :/ Par contre, le côté thriller psychologique est extrêmement bien développé ainsi que la critique de la société mise en avant par Claire Favan, ce qui rend la lecture tout de même prenante.

4

Publié dans Chroniques

[Chronique] « Opération Pantalon » – Cat Clarke

Hey, enfin un nouveau coup de cœur pour moi grâce à Cat Clarke et son dernier roman « Opération Pantalon » qui traite de la transsexualité mais aussi de l’adolescence et du harcèlement scolaire. Je remercie NetGalley et Collection R pour cette lecture coup de cœur ❤

Opération Pantalon

L’uniforme, oui ! La jupe, non ! Liberté, égalité, pantalon !
Liv (ne l’appelez pas Olivia, il déteste ça) sait depuis toujours qu’il est un garçon et non une fille, mais le règlement très strict de son collège en matière d’uniforme lui interdit de porter un pantalon. Il lui faudra donc porter des jupes. Commence alors l’Opération Pantalon. La seule manière pour Liv d’obtenir ce qu’il veut, c’est de mener la bataille lui-même. Et il ne compte pas seulement changer les règles : il veut changer sa vie, un combat loin d’être gagné d’avance !

Un roman bourré d’humour, de tendresse et d’amour inconditionnel.

J’avais été déçue il y a quelques années par ma lecture du roman A kiss in the dark de la même auteure mais Opération Pantalon me faisait vraiment de l’œil alors je l’ai tout de même sollicité sur NetGalley car j’avais déjà vu plusieurs avis très positifs.

Liv sait qu’il est un garçon mais malheureusement les autres ont du mal à le voir car physiquement il a un corps de fille alors il cache ce lourd secret à tout le monde, y compris sa famille, depuis plusieurs années déjà. Il appréhende beaucoup sa rentrée au collège, en partie à cause de son secret, aussi car il a un peu de mal à s’intégrer mais surtout car il va devoir porter UNE JUPE tous les jours, vêtement qui lui fait horreur au plus au point !

Les premiers jours au collège sont une corvée pour lui, il se sent mal à l’aise et sa meilleure amie le laisse tomber petit à petit pour traîner avec les filles « populaires » qu’il ne peut pas voir en peinture et qui se moquent de lui à longueur de journée. Malgré cette situation, il décide de ne pas alerter ses mères car il ne veut pas qu’elles aussi soient moquées à cause de leur orientation sexuelle. J’ai trouvé Liv relativement mature pour son âge, il sait que certains sujets sont très sensibles et que dans ce monde il vaut parfois mieux garder certaines choses pour soi, mais pour autant il ne trouve pas ça normal du tout ! Il voudrait juste être lui-même et est extrêmement déterminé à faire entendre sa voix. Son but est désormais de changer ce stupide règlement vestimentaire avec l’aide de son ami Jacob.

Ce roman est très accessible à un jeune public, à partir du collège je dirais, car l’histoire est racontée par Liv lui-même et permettra donc aux plus jeunes de comprendre voire de réfléchir sur beaucoup de sujets tels que la transsexualité, l’homoparentalité ainsi que la recherche identitaire chez la plupart des ados et le harcèlement.

L’auteure a su écrire un roman à la fois touchant et qui chasse les idées reçues. Malgré une fin plutôt prévisible, les messages sont si forts que j’ai eu un coup de cœur.

A lire au plus vite ou à faire lire à vos enfants, collégiens et lycéens !


« En vrai, on n’en a pas rien à faire. Bien sûr que ça nous atteint. Et ça fait mal d’entendre les gens dire ces choses sur vous. Mais avec le temps, la douleur se transforme. Au début, ça brûle et ça transperce, comme si on vous plantait un poignard en plein cœur. Et puis à force d’entendre les mêmes insultes encore et encore, la douleur se mue en une sorte de souffrance sourde et palpitante – comme une rage de dent. Une douleur en arrière-plan qu’on arrive à ignorer plusieurs minutes d’affilée, sauf quand on est allongé dans son lit la nuit, et qu’on ne parvient pas à trouver le sommeil. C’est là que ça fait vraiment mal. »


J’ai voulu partager avec vous ce petit passage qui a su exprimer exactement ce j’ai pu ressentir durant mes années collège. Les mots utilisés par Cat Clarke sont très justes, raison de plus pour que les jeunes le lisent et se rendent compte que les mots font vraiment du mal même si ça ne se voit pas toujours.

111

Publié dans Chroniques

[Chronique] « Sexe, drogues, rock’n’roll et lumière blanche » – Jérémie Babin

Bonjour ! Je vous retrouve en ce #JeudiAutoédition pour vous parler de la nouvelle « Sexe, drogues, rock’n’roll et lumière blanche » de Jérémie Babin qui m’a été envoyée par l’auteur lui-même, et je l’en remercie chaleureusement 🙂

Couverture Sexe, drogues, rock'n'roll, et lumière blanche.

Cette nouvelle est à la fois brutale et sensuelle, drôle et tragique, teintée de haine et d’amour. Elle nous fait nous demander si on est malchanceux par nature ou si on le devient.
Vous entrez dans l’univers de Jack Morrisey, un homme bon et sincère, aimant et aimé, un trentenaire avec ses petits défauts qui font de lui le vrai Homme. Jack aime la vie mais il va se rendre compte qu’elle a décidé de ne pas l’épargner.

Quand Jérémie Babin m’a proposé de lire sa nouvelle, le résumé m’a beaucoup intriguée alors j’ai accepté car souvent on trouve de petites perles parmi les auto-édités. Et en effet, j’ai passé un très bon moment avec cette lecture, courte certes mais addictive dès les premières lignes !

Le personnage de Jack a la poisse, c’est le cas de le dire ! Mais sa situation le rend directement très attachant et on a constamment peur que quelque chose d’autre lui tombe dessus. Il s’exprime de manière courante ce qui le rapproche encore plus de nous, lecteurs. Malgré les obstacles de la vie, Jack essaye tant bien que mal de repartir à zéro pour enfin trouver le bonheur.

Cette nouvelle est très prometteuse pour l’avenir de l’auteur qui a son propre style. L’humour est omniprésent ce que j’ai vraiment apprécié au cours de ma lecture. Cette histoire est pleine d’espoir mais sombre à la fois. Toutes les émotions y passent : de la joie à la peine et de la haine à l’amour. C’est l’histoire de la vie en quelques sortes.

Pour acheter la nouvelle c’est par ici

Et vous pouvez retrouver l’auteur sur Twitter par

Encore merci à toi Jérémie 😀

5

Publié dans Chroniques

[Chronique] « One, tome 2 : Te respirer » – Jacinthe Nitouche

Je l’attendais avec impatience, je vous parle aujourd’hui du second tome de la duologie One de Jacinthe Nitouche qui s’intitule « Te respirer » ! Merci à NetGalley et Hachette Romans.

Attention, spoilers possibles sur le premier tome !

Depuis l’enfance, Charlie et Sacha ont toujours été unis contre le reste du monde. Un duo à part, pour une relation hors du commun… Alors que les deux jeunes adultes ont emménagé dans le même appartement pour leurs études supérieures, ils continuent de faire face aux aléas de la vie, côte à côte. Ensemble, ils gèrent au mieux leur amitié particulière, ce lien qui les rend incapables de vivre l’un sans l’autre et qui écrase toutes les relations amoureuses qu’ils tentent de construire. Ils essayent en vain d’ignorer que tout a changé depuis le jour des dix-huit ans de Charlie, lorsqu’elle a demandé à Sacha de lui faire l’amour comme cadeau d’anniversaire. La nuit qu’ils ont partagée a définitivement transformé leur amitié… Pourtant, ce nous qu’ils ont de plus en plus de mal à définir reste leur priorité. Plus que jamais, ils comptent se battre et tenir leur promesse d’être toujours là l’un pour l’autre, sans concession aucune. Mais combien de temps seront-ils être capables de se mentir sur les sentiments qu’ils éprouvent réellement l’un pour l’autre ?

J’avais déjà beaucoup aimé le premier tome dont vous pouvez trouver la chronique en fin d’article, mais celui-ci m’a réellement conquise. J’attendais de retrouver Charlie et Sacha pour en savoir plus sur leur relation après la fin du tome 1 qui m’avait laissée dans une grande frustration ^^

Nous retrouvons donc les protagonistes 2 ans plus tard. Ils ont emménagé en collocation à Montpellier où Charlie continue la peinture aux côtés de Sullivan, son mentor. Elle est toujours très liée à Sacha mais quelque chose a changé entre eux depuis cette fameuse nuit en Espagne à l’occasion des 18 ans de Charlie.

Nous apprenons en début de roman que Sacha s’est fait largué par sa copine après un an de relation mais il cache à Charlie les raisons de cette rupture. En effet, l’ex de Sacha lui a clairement dit qu’il sera impossible pour lui d’avoir une réelle relation amoureuse tant que sa relation avec Charlie sera si fusionnelle et ambiguë. Cette remarque fait beaucoup réfléchir Sacha qui prend conscience qu’ils n’arriveront pas à être heureux chacun de leur côté tant que les choses ne seront pas claires dans leurs têtes. Sacha a du mal à tourner la page mais réalise qu’il sait ce qu’il veut. Au contraire, Charlie est complètement perdue côté sentiments au point de douter de tout et surtout d’elle-même. Elle est très indécise et fait beaucoup de mal à Sacha sans s’en apercevoir.

Les deux personnages sont toujours aussi attachants, chacun avec ses qualités et ses défauts même si j’ai eu envie de secouer Charlie à de nombreuses reprises pour qu’elle prenne un peu sur elle et donne des réponses claires au lieu de jouer avec mes pauvres nerfs ! 😛 Au bout d’un moment, Sacha perd patience et autant vous dire que tout ça m’a brisé le cœur doucement mais sûrement. Heureusement, Ben a su alléger l’atmosphère avec ses interventions toujours très intelligentes 😂

Comme dans le premier tome, la narration est alternée entre Charlie et Sacha mais oscille également entre deux périodes de leur vie. Dans le tome 1, nous les suivons durant l’enfance et l’adolescence, et dans ce tome-ci entre l’adolescence et l’âge adulte, à 20 ans et à 30 ans. Même s’il m’a manqué un peu de détails sur les 10 ans qui séparaient ces deux périodes, j’ai beaucoup apprécié de les suivre tout au long de leur relation.

A la fin, j’ai aimé la détermination de Charlie qui me donnait l’impression d’être enfin devenue adulte et capable de prendre des décisions pour elle-même. Cette duologie fut une excellente lecture pleine d’émotions, à la fois frustrante et captivante ! A dévorer en une après-midi ensoleillée ou au fond de son lit 😀

6

Ma chronique du tome 1 :

Publié dans Chroniques

[Chronique] « No love, no fear #1 : Play with me » – Angel Arekin

Petite chronique du jour sur le premier tome de la trilogie No love, no fear écrite par Angel Arekin et qui s’intitule Play with me. Je remercie NetGalley et Hachette (Black Moon) pour cette lecture !

Couverture de No love no fear, Tome 1 : Play with me

À l’adolescence, les liens parfois se renforcent… jusqu’à se briser. Depuis l’enfance Erine, Maël et Yano étaient amis. Quand Maël et Yano réalisent qu’ils sont en fait tous les deux amoureux d’Erine, ils font un pacte : ne jamais rien tenter avec elle. Mais ni l’un ni l’autre ne tiennent parole, et une tragédie se charge de mettre fin au triangle amoureux, en même temps qu’à l’amitié de l’inséparable trio. La mort de Maël plonge Yano et Rine dans la culpabilité, et les sépare. Des années plus tard, alors que Rine entre à la fac, elle se trouve confrontée au beau et irritant Yano, qui semble lui vouer une haine sans bornes. Alors que Rine veut tout faire pour s’affranchir de leur passé, Yano la met au défi de parvenir à l’oublier. Il l’entraîne dans un jeu étrange, où l’amour et la peur sont exclus, pour la ramener à lui et la garder sous son emprise. Mais qui possède vraiment l’autre ?

Malheureusement, ce roman ne m’a pas touchée comme je l’attendais et a donc été plutôt décevant pour moi. Je vais commencer par le seul point positif que j’ai trouvé : l’intrigue par rapport au personnage de Maël. En effet, Rine, Maël et Yano sont amis depuis leur plus jeune âge et sont persuadés que rien ne pourra jamais les séparer, et pourtant… On découvre peu à peu les secrets, les disputes et la raison de la mort de Maël.

Comme nous l’explique le résumé, Maël et Yano font un pacte concernant Rine mais il sera très vite brisé et se soldera par un drame. Nous retrouvons Rine et Yano à leur entrée à l’université, 4 ans plus tard.

Rine est une jeune femme complètement perdue, effacée et froide que j’ai souvent voulu secouer. J’ai d’abord eu beaucoup de compassion pour elle mais au fur et à mesure j’ai eu l’impression qu’elle se laissait marcher dessus volontairement et qu’elle cherchait presque à souffrir encore et encore, qu’elle aimait qu’on la traite ainsi. Le comportement de Rine m’a beaucoup agacée mais Yano était de loin le pire. C’est un jeune homme vraiment insupportable, méchant, incontrôlable. J’ai essayé de le comprendre, de me dire que c’était à cause de ce qu’il avait vécu mais vraiment je n’ai pas pu. Ce qu’il fait subir à Rine est juste intolérable pour moi, il l’humilie en public, la rabaisse à longueur de journée et viens ensuite vers elle seulement pour le sexe (et bien sûr elle ne le repousse pas, allez comprendre !). Les comportements sont très immatures et leur jeu est malsain. Pour moi, ils auraient simplement pu arrêter de se parler sans essayer de se pourrir la vie après un événement déjà dramatique, bref j’étais vraiment dans l’incompréhension totale…

Comme vous pouvez le voir les personnages principaux et leurs comportements respectifs ne m’ont pas plu du tout. De plus, le récit est très répétitif : la fac, les textos, la soirée, le sexe et on recommence ! Cependant, les flash-backs étaient intéressants et j’avais vraiment envie de savoir comment ce trio d’amis avait pu en arriver là, c’est ce qui sauve le roman de justesse et qui lui vaut cette notation. Personnellement, je ne pense pas lire la suite.

3